L’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) est créé par la loi du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine. Cette loi réaffirme la nécessaire réduction des inégalités entre les territoires et l’amélioration des conditions de vie des résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville. L’Onzus a donc pour mission d’améliorer la connaissance des territoires concernés, notamment en termes statistiques, et d’évaluer les politiques publiques qui y sont menées en termes de moyens et d’impact.
Placé auprès du ministre de la Ville, il s’inscrit dans une démarche plus générale qui, depuis une dizaine
d’années, fait de l’évaluation systématique des politiques publiques une priorité.
L'Onzus est initialement composé d'un Conseil d'orientation et d'un secrétariat permanent, assuré par le Secrétariat général du Comité interministériel des villes. Le 1er juin 2011, son organisation est renforcée par la création d'un Conseil scientifique
L’observatoire national des zones urbaines sensibles assure une double mission
- L’observation, pour une meilleure connaissance des quartiers de la politique de la ville
L’Onzus collecte auprès de l’État, des collectivités territoriales et de leurs organismes publics respectifs des informations sur les quartiers en difficulté. Il mesure l’évolution des inégalités sociales et des écarts de développement entre ces quartiers et leur agglomération,permettant une meilleure compréhension des problèmes auxquels la politique de la ville doit remédier.
- L’évaluation, pour une plus grande efficacité de la politique de la ville
L’Onzus rend compte de la mise en oeuvre et des effets de la politique menée dans les quartiers de la politique de la ville, ce qui permet un meilleur pilotage de ses actions.
L’Onzus se compose de trois organes :
• Le Conseil d’orientation, chargé de fixer un programme de travail annuel d’enquêtes, d’exploitations statistiques et d’études permettant à la fois d’analyser les évolutions des conditions de vie dans les quartiers et d’évaluer les politiques qui sont mises en place.
• Le Conseil scientifique, chargé de s’assurer de la qualité scientifique des travaux produits. Avant leur validation par le Conseil d’orientation, le Conseil scientifique donne un avis sur le projet de programme annuel et sur le cahier des charges des travaux qui y sont inscrits.
• Le Secrétariat permanent, assuré par le Secrétariat général du Comité interministériel des villes, qui anime les réunions du Conseil d’orientation et du Conseil scientifique et prépare, en coordination avec l’Anru, l’Acsé et le CES de l’Anru, le programme de travail annuel de lObservatoire. Il coordonne la mise en oeuvre de ce programme, rend compte aux Conseils de l’avancement des travaux et rédige le rapport annuel de l’Observatoire.